BILLETS DE LA PRÉSIDENTE

Retrouvez ici les différents billets publiés par Francesca Marchesini, présidente de la SPG, dans L’Educateur, le journal mensuel du Syndicat des Enseignant·es Romand·es.

QU’EST-CE QUE L’ENGOUEMENT POUR L’ACCUEIL DES RÉFUGIÉ·ES UKRAINIEN·NES DIT DE NOUS ?

QU’EST-CE QUE L’ENGOUEMENT POUR L’ACCUEIL DES RÉFUGIÉ·ES UKRAINIEN·NES DIT DE NOUS ?

Ce 24 février, l’Europe consternée et un peu sonnée a regardé la Russie envahir l’Ukraine. Chaque fois qu’elle revient, la guerre surprend. Pourtant, de nombreux pays européens sont en guerre depuis trente ans, mais sans en vivre les conséquences : les couts politique, humain et financier sont en effet principalement portés par les pays où les conflits sont exportés. Cette fois, étant donnée l’interdépendance de nos économies, le monde occidental se prépare à affronter les conséquences directes de ce conflit armé : une hausse du cout de la vie et des énergies. Même Emmanuel Macron, président ultralibéral s’il en est, a récemment sonné le glas de l’abondance, occultant que cette dernière n’a jamais concerné qu’une infime partie de la population mondiale.

(G)RÊVER UN MONDE MEILLEUR

(G)RÊVER UN MONDE MEILLEUR

Comme si de rien n’était…

Cette année encore a été hautement marquée par le covid-19 et ses divers variants. Si l’intensité d’une situation de plus en plus pesante pour les enseignant·es a crû encore d’un cran en décembre 2021 lorsque le service du médecin cantonal a masqué pendant quelques mois les élèves du primaire dès la 5P, cette année aura aussi été celle où toutes les mesures sanitaires ont pu être levées dans les écoles qui ont finalement retrouvé un semblant de normalité bienvenue et nécessaire.

bis repetita non placent

bis repetita non placent

Une fois de plus, le conseil d’État présente un bien meilleur bilan financier que celui budgétisé. Alors qu’il conjecturait un déficit de 847 millions, il a pu annoncer ce 31 mars un bénéfice de 49 millions. Ce différentiel frisant le milliard a de quoi mortifier la fonction publique réduite – par un ensemble d’opérations discursives et rhétoriques – à la principale charge du canton qui grèverait uniment, voire indument le budget du canton. Cette masse de fonctionnaires qui, à entendre les plus dogmatiques députés de droite, ne cesserait de croitre sans autre motif que de contrarier son bilan comptable ou de nourrir la vision idéologique d’une gauche irrémissiblement “woke”.

SE CONFRONTER À LA RÉALITÉ SCOLAIRE POUR DESSINER DE NOUVEAUX POSSIBLES

SE CONFRONTER À LA RÉALITÉ SCOLAIRE POUR DESSINER DE NOUVEAUX POSSIBLES

À l’éclairage de l’affaire de Mancy, je me propose ici d’analyser comment l’enseignant·e genevois·e peut retrouver une forme d’autonomie et se réapproprier son pouvoir d’action dans un contexte qui tend à l’en déposséder depuis la victoire d’ARLES dans les urnes en 2006 pour le maintien des notes à l’école primaire et la signature en 2009 du concordat HarmoS. Si l’introduction du PER et des MER (sic) s’inscrivent évidemment directement dans ce processus, à Genève, une direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO) et un service de l’enseignement et de l’évaluation (SEE) centralisés et particulièrement prescriptifs accentuent, peut-être plus que dans les autres cantons romands, cette tendance.

QUI A PEUR DE LA SPG?

QUI A PEUR DE LA SPG?

Dans le cadre de l’affaire du foyer de Mancy, la SPG a dû répondre à de graves accusations. Un journaliste du Temps, repris dans d’autres médias, et quelques membres du PLR ont insinué, voire affirmé que la SPG, tout en sachant ce qui se passait, avait privilégié la défense individuelle de ses membres au détriment de la sécurité des jeunes. Je m’emploierai ici à démontrer le caractère inepte et diffamatoire de ces accusations et à illustrer les conséquences néfastes d’un traitement médiatique dans un débat où la parole est captée par la droite depuis plusieurs années.

AVS 21 : J’AI MAL À MON SALAIRE, À MON TEMPS PARTIEL ET À MA RENTE DE FEMME

AVS 21 : J’AI MAL À MON SALAIRE, À MON TEMPS PARTIEL ET À MA RENTE DE FEMME

Bis repetita …

Le 17 décembre 2021, le Parlement adopte la réforme AVS 21. Dans le but « d’assurer l’équilibre financier de l’AVS » et « de maintenir le niveau des prestations de l’AVS ». Cette réforme prévoit entre autres une « harmonisation » de l’âge de référence entre hommes et femmes, en relevant l’âge de la retraite de ces dernières à 65 ans, une « incitation » à poursuivre l’activité lucrative après 65 ans en introduisant une flexibilisation du départ à la retraite jusqu’à 70 ans et un financement additionnel par le biais de la TVA.

RÉDUIRE LES INÉGALITÉS : QUE PEUT FAIRE L’ÉCOLE EN RÉALITÉ ?

RÉDUIRE LES INÉGALITÉS : QUE PEUT FAIRE L’ÉCOLE EN RÉALITÉ ?

La SPG se mobilise depuis plus de 150 ans pour une école de qualité au bénéfice de toutes et tous. Tous les jours, je ne peux que constater sur le terrain l’indéfectible engagement des enseignantes pour réduire les inégalités dans les écoles primaires genevoises et ce, dans un contexte de plus en plus difficile, parfois au détriment de leur santé.

NUMÉRIQUEMENT VÔTRE : ENCORE UN PÉRIL MORTEL ?

NUMÉRIQUEMENT VÔTRE : ENCORE UN PÉRIL MORTEL ?

Contrairement aux allégations du collectif RUNE, les projets de loi d’investissement du Département de l’instruction publique (DIP) en matière d’équipements numériques ( PL 13010 et 13011 ) répondent à des besoins pédagogiques clairs et font l’objet d’une demande forte du corps enseignant. Ils sont, en outre, le fruit d’une concertation constructive et fructueuse entre le DIP et les partenaires sociaux. La SPG, la FAMCO et l’AGEEP se sont donc associées à la FAPEO le 18 novembre pour apporter leur soutien solidaire et coordonné aux projets d’investissement du DIP en matière de numérique à l’école, refusant que le débat soit confisqué par des spéculations politiques et des galéjades.

ORTHOGRAFE RECTIFIÉE, LE NOUVEAU PÉRIL MORTEL ?

ORTHOGRAFE RECTIFIÉE, LE NOUVEAU PÉRIL MORTEL ?

Une nouvelle motion

En ce début d’année, je manquai de m’étouffer avec mes points médians en découvrant la motion 2697 « Pour le respect du français académique, non à l’écriture inclusive » défendue dans l’émission Forum par Murat Alder, peut-être en mâle d’attention. Sans rougir, ce pourfendeur de l’écriture inclusive invoquait le souci de préserver les élèves dyslexiques et allophones d’une langue « inutilement alourdie ».